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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

l’étendue dépasse rarement un hectare; le grand nom-bre reste au-dessous.

La culture des terres s’opère ainsi d’après des pro-cédés semblables à ceux du Piémont, et lorsqu’on voitflotter sur ces guérets, si régulièrement alignés, lesfleurs et les panaches du maïs, on est tenté de se croiredans les belles plaines qu’arrose le Pô. Celle de la Ga-ronne ne sont ni moins brillantes ni moins riches, etleur aspect même est plus varié, parce que les acci-dents du terrain y sont plus rapprochés.

Avec ces procédés d’une culture avancée, on pra-tique divers assolements suivant la force du sol, dontle plus riche comporte la plantation du tabac. Il peutse formuler ainsi :

1« année. Mais fumé.

2» —

Blé, suivi de navets.

3* —

Préparation du terrain avec triple fumure pour laplantation du tabac.

4 e —

Luzerne ou sainfoin.

5c, 6» et 7 e —

Luzerne ou sainfoin.

8» —

Sarrasin avec trèfle incarnat, sur luzerne ou sain-foin rompu après la première coupe.

9* —

Trèfle incarnat pâturé au printemps, suivi demaïs, et ensuite de.blé fumé.

10« —

Blé, suivi de navets.

Telle est la formule d’un assolement que nous regar-dons comme étant l’un des plus productifs qui existentà la fois, sous le double rapport de son produit en ar-gent, et de la fertilisation que le sol y gagne par lagrande place qu’y occupe la prairie artificielle.

Les sols doués d’une moindre fécondité, privés qu’ilssont de la culture du tabac, n’en sont pas moins cul-