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espèce de produit, et ils pourront devenir même plussusceptibles que le reste delà contrée de subir la miseen rapport à laquelle on les destine.Mais c’est unegrande question à résoudre que ce lle de savoir si, dansl’état présent des choses, il y a pbus de convenances àdestiner ces Landes à rester une contrée forestièrequ’à les rendre à la culture avec tous les désavan-tages attachés à la nature de leur sol.
Nous avons déjà tranché cette question dans l’inté-rêt général du royaume, que nous avons cru voir aucontraire dans le boisement des sols ingrats et dansle défrichement des bois placés sur des sols féconds.Nous n’hésiterons pas ici à placer les Landes au nom-bre des territoires que nous croyons plus avantageuxde maintenir en nature forestière plutôt qu’en sol ara-ble, car nous regardons ce sol comme un de ceux dela pire espèce. Cependant il produit non-seulementdes pins maritimes, mais du chêne-liège, parce que lessables siliceux amassés par la mer et que les vents yont transportés ont recouvert un sous-sol d’argile oùles racines des arbres trouvent leur nourriture, tan-dis que celles des plantes ne sauraient y atteindre.
La situation géographique des Landes est d’ailleursfavorable à l’extraction des bois,depuis surtout qu’ona percé cette contrée par un canal ; mais les bois quiy existent aujourd’hui sont aussi mal aménagés quepossible ; car ils servent à la vaine pâture des bêtes àlaine, et il ne s’y élève que les sujets qui ont échappéà leur dent. C’est donc par des cantonnements qu’ilfaud ra it commencer avant d’en changer l’aménagementet d’en opérer le repeuplement.
Ce repeuplement devrait être fait en essence de