A l’agriculture de LA FRANCE. 483
tous les alentours du château, ainsi qu’il eut au prin-temps de 1816 au moins cent voitures de compostgras à employer. Il en fît la distribution suivante.Dès là fin des semailles il avait employé des journa-liers du village de Somensois à couper et à extir-per six hectares des plus vieux ajoncs de sa réserve.II s’en servit pour litière après les avoir écrasés sousla pierre à cidre du moulin, pour briser leurs épines,car il n’avait pas récolté de paille cette première an-née. Ilfit conduire quarante charretées de fumier surl’un de ces hectares et 60 qu’il fît répandre sur troisautres. Puis ayant attelé ses trois chevaux à sa charrueflamande, il donna en deux semaines un plein et com-plet labour à ces six hectares, labourant ainsi undemi-hectare par jour. Il en sema de suite en avoineles trois qui avaient reçu 60 charretées de fumier,il réserva pour les semer plus tard en sarrasin lesdeux auxquels le fumier avait manqué, et il plantaà mesure des pommes de terre de trois raies l’une,dans celui qui avait reçu 40 charretées d’engrais.
Ces pommes de terre, pour n’y pas revenir, furenthouées avec la même charrue flamande attelée dedeux chevaux défilé; après avoir versé la terrecontre une des lignes à son premier passage, elle laversait contre la ligne opposée à son retour dans lamême raie, en sorte que chaque ligne recevait laterre de deux sillons. Ce buttage, tout grossier qu’ilfut, réussit cependant assez pour avoir produit unerécolté de 150 hectolitres sur l’hectare. Il avait étéà la vérité richement fumé, et le sol était celui d’unnouveau défrichement.
Nous croyons cependant qu’il faut attribuer en