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il ne voit plus qu’un épouvantable amas deneiges éboulées. Plus d’asile ; sa chaumière estengloutie : sa femme, son fils unique sont écra-sés ! Il s’assied sur cette roche, contemple,glacé d’effroi, cet affreux spectacle. Bientôt,sans doute inspiré par le ciel, il se lève, il courtchez son voisin, le conjure de l’aider dans sonprojet. Plusieurs liabitans se joignent à lui, etpartent armés de pelles, de pioches et de pics.Les voila travaillant avec une ardeur infatiga-ble à déblayer cet horrible mont de neige etde glace : Walter les exhorte, les encourage,triple ses forces et son travail., La nuit vient,ses amis le quittent ; lui reste et travaille. Ilsreviennent le lendemain ; même ardeur, mêmeconstance : mais, hélas ! le second jour finit, etrien ne paroîtencore ! Walter, resté seul, con-tinue ses efforts. Le troisième jour, les travauxrecommencent. O excès de joie ! Walter aper-çait le premier la cheminée de sa chaumière,et il voit dans le foyer, à la lueur d’une lampe,sa femme, son enfant, et une chèvre qui l’al-laitoit. Il crie, il descend dans le chalet. Quipeindroit le tableau de cette famille au momentde leur réunion, leurs embrassemens, leurspleurs , leurs transports, l’ivresse de leur joie!Tout étoit sauvé, la femme, les enfans et le trou--