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tendrement , et écrivit sur-le-cliamp à sirHarris pour lui rendre sa parole, et lui fairepart qu’il me cédoit Félicia. A la lecture decette lettre, sir Harris manda sa fille , qui luiavoua son inclination pour moi, et son dégoûtpour sir Hopwell. Sir Harris consentit à notreJiymen, à condition que j’irois voyager pen-dant une année, «pourvoir, disoit-il, si unepassion si subite avoit sa racine dans le coeur)).
)> En finissant cette plirase, le souvenir de maclière Félicia me fit verser des larmes ; Betsyme les essuya, en médisant : «Ne pleure pas,Edouard, tu me fais aussi pleurer. Console-toi, ta Félicia est heureuse; elle pense à toidans le ciel. Mais le soleil baisse; je vois déjà l’é-toile de la nuit. Mon père nous attend pour sou-per; retournons promptement». Nous mar-chions à côté l’un de l’autre : en chemin, elle medemanda si je croyois que l’ame de Félicia en-tendît mes regrets, vît mes pleurs ? « Oui, je lecrois. — Dans la nuit, ne vient-elle jamais au-près de ton lit pour te voir, te parler? — Sou-vent j’ai cru la voir, l’entendre, et j’éprouvealors une émotion, un frissonnement qui mepersuade qu’elle est présente. —Ah! s’écria latendre Betsy, à sa place je reviendrais toutesles nuits » ! Arrivés chez sir Patrick, nous fîmes
notre