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pour soutenir les droits des colonies à s’impo-ser elles-mêmes ( e ).
«Les Pensylvains, dit encore l’abbé Raynal ytranquilles possesseurs, libres usufruitiers d’uneterre qui récompense toujours leurs travaux,ne craignent pas de reproduire leur espèce ; àpeine trouveroit-on un célibataire dans la pro-vince ». Sachez, mon ami, que cette assertionest absurde. LaPensylvanie est sujette, commetous les autres pays, à l’intempérie des saisonset aux mauvaises récoltes. Je ne connois quele jardin d’Eden où régnât un printemps con-tinuel. Et quant aux célibataires, ils sont plusnombreux à Philadelphie quo dans toute autreville de l’Amérique ».
» Les jours suivans, excepté les heures dutemple et des repas, j’étois presque toujourstête-à-tête avec Betsy , soit à la promenade ,ou pendant la grande chaleur au bord de la/rivière, sous les roseaux, et souvent dans le-bain. Quand elle mevoyoit rêveur, préoccup-pé , elle me disoit: « Edouard, parle-moi deta chère Félicia». Et je lui en parlois, et elle-m’écoutoit, s’attendrissoit avec moi, et quel-quefois nous pleurions ensemble. Un jour je laclierchois, et, l’ayant trouvée, je lui dis : «Jete çhcrçliois, Betsy. — Pour me parler de Fé-»