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Tome troisieme.
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( 7 ° )

Rien de si beau que le ciel, vu de cette élé-vation. Pendant la nuit, les étoiles brillent dela lumière la plus pure, sans aucune scintilla-tion; ce qui, dans la plaine, les fait distinguerdes planètes. La lune, notre fidelle compagne,y paroît plus près de nous , quoique son dia-mètre soit extrêmement diminué. Le disquedu soleil se montre aussi plus petit et désarméde ses rayons, mais il jette un éclat étonnant;et sa lumière, d’une blancheur éblouissante ,contraste fortement avec l’obscurité profonded’un ciel dont le bleu foncé s’étend et se perdau loin derrière cet astre. Dans l’été, la nuitn’obscurcit point les sommités de ces monta-gnes : du fond de la plaine, on les voit teintesde pourpre, long temps après le coucher dusoleil; et, long-temps avant son lever, l’aurores’annonce par un beau couleur de rose, admi-rablement nuancé, et par le reflet d’argent etd’azur des plaines de glaces.

Après avoir assez admiré ce magnifique spec-tacle , nous descendîmes vers les huttes desbergers , pour rejoindre notre aimable Pan-dore. Nous la trouvâmes encore émue d’uneconversation qu’elle venoit d’avoir avec un deces pâtres, qu’elle nous montra assis à l’écartsur un fragment de rocher.