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Tome troisieme.
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les beaux jours, ils découvrent les troupeaux(le plusieurs cantons, voient ce qui se passedans les habitations diverses, aperçoivent lesvoyageurs dans leur route, et souvent les pré-viennent, par leurs cris ou leurs secours, desdangers qui les menacent. Ces pasteurs aimentla chasse, défient les bêtes féroces, découvrentleurs tanières, et leur tendent des pièges.Ajoutez à ces jouissances une santé inaltérable,leu r exercice continuel, le plaisir qu’il» trouventà ramasser les marcassites, les grenats, l’argent,l’or, les cristaux qui germent pour ainsi diresous leurs pas. Toutes ces diverses occupations,réunies aux soins qu’exigent leurs nombreuxtroupeaux, font de leur vie une continuité detravaux agréables, sources de leur bonheur.

Qui croiroit que cette vallée sauvage portele nom de Paradis? d Elle est sans doute leparadis des chamois , s’écrie Bourrit, car elleest pour eux un asile inviolable ». Cependantcette antique dénomination semblerait annon-cer que ce pays a été cultivé et fertilisé dansles temps les plus reculés 5 c’est du moins l’o-pinion des liabitans qui disent eu avoir desdocumens certains : ils pensent que ce n’estque depuis quelques siècles que les glaces ontoccupé leur pays.