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des glaciers sont très-salubres ; on assure memeque celles de Cliamouni ont la propriété d’é-purer le sang de la terrible maladie importéede l’Amérique .
Le printemps , cette belle saison qui rendà la terre ses Heurs et sa fécondité, aux arbresleur parure , et aux foibles mortels la gaieté etl’espérance , est une époque redoutée au voi-sinage des glaciers : il ne s’annonce qu’en rou-lant d’énormes avalanches , qui inondent le»vallées et engloutissent les villages. Tout périt.Souvent le cultivateur ne retrouve plus sonchamp, transporté au loin ou enseveli sous lesglaces. Alors les vents sont dangereux ; quandils soufflent, l’homme ne marche qu’en silence,de peur que sa voix n’ébranle les glaces. Au-près d’Avers , les avalanches sont si terribles,qu’on n’y suspend les cloches qu’à deux pieds deterre , et les plus prudens même n’en ont point.Le voyageur remplit de foin les sonnettes desmontures : de petites croix , plantées sur laroute, conservent le triste souvenir des mal-heurs causés par ces désastres. On tâche quel-quefois de provoquer la chute de l’avalancliopar un coup de fusil , avant qu’elle ne puissevous atteindre.
Les costumes de ces montagnards sont va-