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dans la plaine d’une chaleur beaucoup plus vivdque celle d’Espagne ou d’Italie ; les rayons dusoleil, réfléchis en tout sens par les rochers ,changent quelques vallons en des fournaisesardentes ; mais la siccité et la pureté de l’airécartent les maladies -, d’ailleurs ces étés violenssont de courte durée.
Le sol de l’Helvétie est en général aride etpierreux ; mais l’industrie des liabitans le ferti-lise par-tout où la culture peut le dompter. Ilsportent les eaux dans les terres les plus élevées,parle moyen des canaux creusés dans des troncsde sapins : les montagnes sont divisées en ter-rasses _, cultivées depuis leurs pieds jusqu’auxrochers qui couronnent leurs sommets : le restefournit des pâturages abondans 1 .
Les Suisses , sans doute, n’ont pas les plai-sirs , les fêtes des grandes villes, mais ils jouis-sent des fêles continuelles de la nature. L’union
1 En général, on est fort content en Suisse , lorsquele blé confié à la terre rend cinq fois la semence. Ceterrain ne fournit pas la dixième partie du grain néces-saire à la consommation des liabitans, et il est d’unequalité médiocre. La population s’y élève à deux mil-lions d’iiabitans. Dans les contrées les plus favoriséesde la nature, on compte huit cents hommes par lieuecarrée, et le sol ingrat de la Suisse en porte plus de mille.