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Tome troisieme.
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( lit )

La mtiison qui sert d’hospice étoit fort riche*^lorsqu'elle appartenoit à la Savoie ; mais de*-puis qu’elle lui a été enlevée, elle ne peut sub*venir à ses dépenses que par les aumônes. LaFrance' lui donne un louis d’or par jour. L’égliseest fort propre et bien décorée. Cent vacheset plus, qui paissent au bas de la montagne ,lui fournissent du lait, du beurre et du fro-mage, et suffisent à peine à sa consommation.Trentechevaux ne sont occupés pendant quatremois de l’été, qu’à transporter du bois qu’onva chercher à six lieues. On ne les nourriqu’avec du pain, parce qu’il est plus aisé itransporter que le fourrage. Les chiens, 01dogues, qui vont avec les domestiques à la dé-couverte des voyageurs, ont une sagacité, usinstinct merveilleux. Non-seulement leur odo-rat leur fait éventer les voyageurs à une dis-tance considérables ; mais ils les saisissent parleurs vêtemens sans leur faire aucun mal, lestirent du côté de l’hospice, les aident à mar-cher, et leur font apercevoir qu’ils ont au coude petites bouteilles d’eau-de-vic destinées poureux. Ils ont sauvé dernièrement le trésor ducouvent. Trente brigands s’y étoient renduspar peLits pelotons. Les religieux les accueil-lirent de leur mieux5 mais ces coquins, s’étant