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Tome troisieme.
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( H7 )

partent, me disoit le prieur, comme un coupde tonneri’e, surprennent les voyageurs, lesprécipitent, ou les ensevelissent, et souvent,semblables à la foudre , elles étouffent unhomme sans le toucher, par la seule pressionde Pair qui leur coupe la respiration. Il y aquatre ans, ajouta-t-il, que des voyageurs rdans la mauvaise saison, arrivèrent sur le soir au.couvent. Le temps ne nous paroissant pas favo-rable , nous les retînmes deux jours dans Phos-pice. Le troisième jour, le ciel sembloit s’é-claircir; ils voulurent partir, malgré nos ins-tances et nos conseils dictés par l'expérience.Voyant nos efforts inutiles , nous les fîmes ac-compagner par nos domestiques. Pour entrerdans le Val d’Aoste , il faut passer à côté dulac situé sur la montagne, à une petite dis-tance du couvent. Ils en prirent le chemin versles neuf heures du matin, sans même attendreles guides. Dans ces sortes de voyages, on doitse tenir près les uns des autres, pour mieux ré-sister aux avalanches, et s’entr’aider à surmon-ter les neiges ; mais leur impatience leur fit né-gliger cette précaution. A peine nous avoient-ils quittés, qu’une avalanche partit comme l’é-clair , et les fit disparoître entièrement. Au bruitde sa chute, j’ouvre ma fenêtre, je jette le*