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ou peut-être parce qu’ils en étoient privés. La'neige commença à tomber chez eux les pre-miers jours de mars , et redoubla avec tant defurie depuis le 16 jusqu’au 19, que les habitanstremblèrent pour leurs maisons, bâties avecdes pierres liées avec de la terre. Non loin del’église étoitla maison de Joseph Roscia, hommede cinquante ans, époux d’une nommée Marie,parvenue à son huitième lustre : ils avoientdeux fils, l’un âgé de quinze ans , l’autre decinq. Le 19 mars, lorsque la neige tomboit àgrands flocons, le père et le fils aîné montèrentsur le toit de leur logis, pour balayer la neigeet en diminuer le poids. Le curé , son voisin ,sortit dans ce moment de chez lui pour aller àl’église faire sonner la messe : tout-à-coup ilentend un bruit sourd qui partoit du sommetde la montagne ; il tourne la tête, et voit roulerdeux avalanches vers le village. Il crie soudainà Joseph Roscia de descendre du toit, et de sesauver au plus vite ; lui-même court se réfugierdans sa maison. Les deux avalanches se réu-nirent dans leur course, s’étendirent dans ungrand espace, mais n’arrivèrent pas jusqu’auvillage. Joseph Roscia, averti par les cris ducuré , se hâte de descendre, et, tout effrayé,il s’enfuit avec son fils vers l’église. A peine