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Tome troisieme.
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Le chef-lieu de ce canton, qui n'a point devilles, est le bourg de Schwitz, agréablementsitué au pied des montagnes, au fond d’uneplaine riante et d’une pente douce. Les maisonssont dispersées, et en général bien bâties.

Les cimetières de ce canton offrent l’aspectdes Champs EJyséeg. Lee tombeaux de familley sont entourés de fleurs, sur-tout de beauxoeillets, cultivés par la main des parens : c’estlà que nous retrouvâmes l’antique usage de jeterdes fleurs sur les tombeaux. Une femme en ré-pandoit sur une pierre tombale, ensuite se mità genoux, et versa des larmes. Blanche émue,s’approcha d’elle, et lui demanda quel étoitl’objet de ses pleurs? « Hélas ! dit-elle, je pleurema chère fille, morte à l’âge de quinze ans.— Consolez-vous, ma bonne femme, vous laretrouverez un jour en paradis. — Je l’espère,et j’attends la mort comme le tenue de meschagrins ». Blanche me dit alors : « Si je meursavant toi, fais porter ma dépouille à ta cam-pagne : là, sur le penchant de la colline, sousl’ombre de tes chênes, ouvre mon dernier asile,entoure-le d’arbustes et de fleurs ; grave cesmots sur la pierre qui me couvrira : Elle n’aaimé que moi. Tu y viendras parfois verserdes larmes, me parler; peut-être je t’entendrai.

— Ma