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Tome troisieme.
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miles ; il a touché l’image miraculeuse. Jerdemandai à ce Cicerone bénédictin, si Voltaire n’étoit jamais venu visiter la sainte chapelle?A co nom de Voltaire , il fit le signe de la croix,et s’écria en italien : Dio si guardi / e un an -ticristo.

Quoique les portes de la chapelle soient très-épaisses et incrustées dans des membrures defer , on est souvent obligé d’en remettre d’au-tres : les pèlerins les rongent, les échancrent,pour en délacher des esquilles qu’ils empor-tent pieusement chez eux.

Ce pèlerinage est, avec celui de Lorotte,leplus fameux de la chrétienté ; cent mille pèle-rins et plus y abordent continuellement. À centlieues à la ronde, on trouve des gens dont lemétier est tb’aller à ce pèlerinage pour le comptede ceux qui ne peuvent s’y transporter. Cespèlerins à gage sont salariés en raison de ladistance des lieux.

L’église est desservie par quatre-vingt-quatrebénédictins , y compris vingt convers : l’abbé,élu par les religieux, est prince titulaire del’Empire. Le couvent offre l’aspect d’un palais;il est précédé d’un portique ou péristile à co-lonnes , avec une balustrade surmontée de sta-tues , de vases et de génies : au milieu du péris-