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De par le roi, défense à Dieu D’opérer miracle en ce lieu.
« Et moi , lui répondis-je , si j’étois membrede l’opposition , je combattrois votre projet. Cetemple est sans do.de entaché de superstition,mais faut-il le détruire? Non, le malheureuxy trouve de la consolation ; le coupable l’es-poir de sa grâce ; le cœur sensible s’y remplitd’amour, et le riche de pitié et d’humanité :ainsi, ne crions pas aussi intempestivement queCaton : Dclenda est Carthngo (g ).— J’y con-sens , à condition que vous laisserez égalementsubsister la dent du piophète Mahomet, quiest dans le trésor du sultan. Tous les ans , lepremier jour du ramazan, il la donne à baiserà sa tour, après des prières publiques insti-tuées pour cette solennité. On y garde aussi larobe sacrée du prophète. Chaque année , à pa-reil jour, on la fait tremper dans l’eau, appe-lée l’eau sacrée du prophèLe. Les Turcs croient,par l’attouchement de cette eau, devenir incor-ruptibles : le sultan en distribue à ses favoris ,pour s’en servir aux jours de jeune. Vers le so-leil couché, ils en mettent une goutte dans ungrand verre d’eau , qu'ils boivent, à trois di-verses reprises, avec cérémonie ».