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Tome troisieme.
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un jeune homme épousoit rarement sa maî-tresse , qu’après une parfaite connoissance.

Nous passâmes à Zug ou Zeug comme chatssur braise, parce qu’il y régnoit une espèced’épidémie qui avoit enlevé bien de pauvresgens. Cependant mylord prétendoit que nousn’avions rien à craindre. Nous lui en deman-dâmes la raison. « C’est, répondit-il, que noussommes gentilshommes, et que la maladie at-taque seulement les malheureux paysans ». Cetteréponse nous fit rire. «Vous en riez ! repritmylord ; voici sur quoi j’appuie ma sécurité :Breslaw étoit infecté d’une grande contagion,qui faisoit périr jusqu’à cent vingt personnespar jour. Une comtesse, à qui on en demandoitdes nouvelles , répondit : « Dieu merci, lagrande noblesse est épargnée ; ce n’est que lepetit peuple qui meurt ».

Dieu aidant et nos chevaux, nous voici auxbords du lac Lucerne 1 , prêts à nous embar-quer : le temps est propice ; un vent léger rideà peine la face de l’eau. Les zéphyrs , le ciel,la terre, les naïades et les amours agissent deconcert pour favoriser notre navigation j c’est,du moins ce que mylord et moi disions àBlanche, qui répondoit qu’elle compte plus

1 Nous croyons qu’il y a ici uue lacune.