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Tome troisieme.
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les ai dessinées sens leurs divers aspects. Lors-que j’avois modelé une partie, j’appelois despaysans du pays, sur-tout des chasseurs dechamois, et je me corrigeois sur leurs avis. Lesnombreux obstacles ne m’ont point rebuté ;deux fois j’ai été arrêté comme espion. Dansles cantons populaires , j’ai souvent été forcéde travailler au clair de la lune pour me sous-traire aux regards inquiets des habitans , quicraiiidroient pour leur liberté si l’on connoîs-soit la topographie de leurs contrées. Pour menourrir au haut des Alpes , où toute nourriturem’auroit manqué, je menois une chèvre quime donnoit son lait. Un jour, exposé sur lesommet d’une montage de l’Uuderwal, accablérie fatigue , je priai un jeune paysan de portermes instruirons. « Non, me dit-il, froidement.— Pourquoi 7 — Je ne veux pas. — Je te don-nerai de l’argent. —Vous avez de l’argent? —Oui.— Montrez le moi, je n’en ai jamais vu,quoique j’en aie beaucoup entendu parler ». Jelui en montre, il le regarde, l’examine, et mele rend, en me disant : «Qu’en ferai-je? nousliions ici nos habits, et nous avons le lait de nostroupeaux». Ce paysan étoit plus riche que lemaître du Mexique et du Pérou . MonsieurPfidèr nous raconta encore qu’au sommet d’unes