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étonnait s. Sa maison est située au-dessus duvillage , sur la pente d’une montagne escarpée.!Nous trouvâmes cet Esculape montagnard en-vironné de paysans qui venoient le consulter.Chacun d’eux portait une phiole remplie de sonurine ; c’est par leur inspection que Schuppachjuge de l’état du malade. Après l’avoir salué ,nous le priâmes de continuer ses consultations ;il était placé devant celui qui le consultait, etpromenoit , en sifflant, ses yeux, tantôt surlui, tantôt sur la phiole ; après quoi il donnason avis. On dit qu’il a souvent le bonheur defrapper au but ; au surplus , il faudrait se gar-der d’attaquer sa science devant ses partisanset ses malades 5 ils le défendent vivement. Cesfréquentes guérisons lui amènent des pratiquesde toute l’Europe . Sa maison était alors encom-brée d’Anglais , de Français et de Suisses ; ilne lui manquoit qu’un autel et des médailles,pour être le dieu d’Épidaure.
Il est d’une grande corpulence , sa ligure estanimée et caractéristique ; il a les yeux pleinsde feu et de vivacité. Cet Esculape, aujourd’huisi renommé , n’était jadis qu’un chirurgien devillage 5 il a quelques notions en anatomie ,chimie et botanique ; sa réputation ne brilleque depuis quelques années. On assure que peu