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Tome troisieme.
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ils jouissent, pendant que ceux-ci sont, pourainsi dire, plongés dans le néant.

Cette cascade se précipite d’un rocher taillé àpic et très-saillant. Le torrent tombe perpen-diculairement, dans moins d’une minute, de lahauteur de neuf cents pieds ; mais une petiteportion de cette eau, rencontrant à mi-cheminun rocher avancé, le frappe et rejaillit avec uneextrême violence. L’autre portion de l’eau offreUn phénomène singulier : au moment où le tor-rent s’élance de la montagne, le vent en saisitquelques filets, et les promenant au gré de soninconstance, présente le spectacle amusant d’untorrent qui flotte dans les airs, semblable à unruban argenté. La plus grande partie des eauxdu Stauback se dissipe en un brouillard errant,qui humecte au loin les prairies, et en nuagesqui s’élèvent dans l’atmosphère. L’eau, quitombe sur la roche saillante, s’écoule le long desa pente, et va former, au pied de la monta-gne, un petit ruisseau , rejetton imperceptibled’une rivière considérable : ainsi Rome n’estplus qu’un foible ruisseau, reste d’un fleuveimmense. Un vent très-fort souffle continuel-lement autour de cette chute, et plus violem-ment au-dessous. En liyver, le torrent résistependant quelque temps à la gelée ; mais quand