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Tome troisieme.
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Nous avons un jardin, grand comme trois foisvoire chambre ; il nous suffit. : et je ne sais si levaste et superbe jardin d’Adrien pouvoit le con-tènir. La salle à manger et le cabinet de Blanchesont au rez-de-chaussée et donnent sur le jardin.Elle se plaît beaucoup dans ce cabinet cham-pêtre ; elle se croit à la campagne qu’elle aimebeaucoup,non comme nos belles dames , pourjouer aubillard ou aux cartes, y dormir la moi-tié du jour, et s’enfermer ensuite dans un salonobscur, inaccessible au soleil, et n’en sortirque sous les ombres du soir. Non, elle l’aimeen être sensible , comme Horace , Cicéron etRousseau, dont l’imagination s’euflammoità lavue d’un arbre ; elle l’aime pour jouir du si-lence et de l’ombre des bois , de l’attrait d’uneprairie riante , de l’aspect, du murmure d’unruisseau , d’une fontaine, de l’étendue, de lamagnificence du ciel, et des douceurs de la so-litude et du repos.

Pour meubler ce cabinet, nous venons d’a-cheter les œuvres de Voltaire, édition de Cram-Hier. « Perdez-vous la tète, me direz - vous ?acheter dans ce moment ? — Non, nous som-mes encore sains d’esprit ; mais le bon njarcliénous a tentés , et la belle Pandore a vendu sesbracelets ornés de diamans, pour faire cette

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