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Tome troisieme.
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Adieu, ma chère tante ; nous partons de Neu-châtel ; nous voilà en route pour le Locle et laChaux-de-Fond. Que Dieu nous conduise! «Iln’y a point de chemin trop long, ditLa Bruyère,à qui marche lentement et sans se presser ».C’est ce que nous fësons. Notre caravane seporte à merveille; le cheval est infatigable,ainsi que le petit ÂLis, qui, toujours allant, ve-nant, sautillant, flairant, jouit mieux que nousdes agrémens de la campagne. Nous avons tra-versé le Val-de-Ruz qui renferme au moinsvingt villages, situés presqu’aux pieds des mon.tagnes qui ferment celte vallée. Vers midi,nous sommes entres à la Cliaux-de-Fond,grand et beau village, bâti dans une longue val-lée qui eotoie la France . Les environs, tristeset stériles, n’ont, pour tout ornement et pourrichesse, que des sapins poétiquement voisinsdu ciel. Descendus à l’auberge, nous avons laisséreposer nos gens, c'est à dire le cheval et le pe-tit chien : nous avons tous quatre dîné de bonappétit, et dormi voire un peu. À trois heures,bêtes et gens nous étions sur le chemin du Locle ,où nous sommes arrivés avec la nuit, par uneroute bordée de bois, de montagnes, et de joliesmaisons.

La Chaux-de-Fond et le Locle , en y corn—