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Tome troisieme.
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le cardinal Julien. — Eli bien! il est donc clairque c’est le diable ». On répondit à Procopepar un éclat de rire. L’empereur vint au con-cile en i453. Les chanoines de Bâle allèrentau-devant de lui, à cheval et en cuirasses. Ceprince demanda qui ils étoient? On lui répon-dit que c’étoient des chanoines. Il dit. qu’il nele croiroit que lorsqu’il les verroit dans leurhabit d’église. Les chanoines, confus, revinrentprendre leurs habits.

» Je veux finir cette lettre par un petit ta-bleau des moeurs de cette ville. Les Bâlois , très-occupés de leurs intérêts, avides d’argent, necannoissent d’autres plaisirs que celui des ta-bagies , espèce de clubs où l’on fume et où l’onparle commerce. Les femmes ont aussi leurscoteries, où quelquefois on ne trouve pas unseul homme. Ces tabagies, ces coteries sonttoujours composées de personnes à peu près dumême âge; les femmes se rassemblent tour-à-tour chez l’une d’elles. A trois heures de leurhorloge, elles se rendent à la société avec unsac à ouvrage suspendu à leurs bras, et letricot commence en même temps que la con-versation, qui roule slir de petites médisances,de petits rapports, quelques historiettes ou anec-dotes scandaleuses. Quand cette matière est