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affaires de l’autre monde, et très-peu de cellesd’ici-bas. Sur ce rapport, il fut appelé. Ma-dame Bertaut, après l’avoir observé, étudié ,lie vit en lui qu’un béat ; c’est son expression.Elle le caressa , lui recommanda fortement dene parler à son mari que d’objets relatifs à sonsalut elle se plaignit des procédés , de l’ingra-titude d’une famille qui n’a jamais pu lui par-donner son mariage, malgré tous les servicesqu’elle s’est efforcée de lui rendre ; mais ellemettoit ses tribulations , sa douleur , au piedde la Croix. En parlant ainsi, ses yeux cher-cboient des larmes qu’ils ne trouvoient pas. Lepère Anselme, après avoir loué sa résignation,ajouta qu’il n’étoit appelé que pour récon-cilier monsieur Bertaut avec Dieu , et qu’il fe-roit son devoir. Après ce discours préparatoire,le père fut introduit auprès du malade, quirenvoya sa confession au lendemain matin àonze heures. Le père étoit à peine de retourdans sa cellule , que le grand laquais Cham-pagne se présenta devant lui , chargé d’unecorbeille qu’il déposa à ses pieds. « Mon ami,que m’apportez - vous là ? — Du café et duchocolat, de la part de madame Bertaut : voilàson billet ». La dame prioit le confesseur d’ac-cepter ce foible témoignage de sa reconnoissance