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on peut bien dire, plus justement encore, qu’il n’ya plus de Gaulois.
Je pourrais opposer les actes de législation dela deuxième et troisième dynastie, dont les texteset les motifs sont franchement expliqués, et tousfondés sur la nécessité des bois.
Charlemagne, dans ses Capitulaires , en a dé-fendu les défrichemens.
Louis X, dans sa Charte normande en i3i 5,fit la part du pauvre dans les forêts, et le premieril a déterminé ce qu’on doit entendre par boismort et mort-bois.
L’Ordonnance de Charles V, en 1876 , est unmonument pour la sagesse et la piété envers l’a-venir.
François I, en i5i5; Henri II, en i554, etHenri IV, ont tous signalé à leurs délégués et auxparlemens, comme un de leurs devoirs, la conserva-tion des eaux et des bois ; et c’est sur un tel sujetque notre législation ancienne est un vrai trésorde sagesse et d’amour de la patrie; mais combiendepuis notre révolution la philosophie et les scien-ces se sont infiniment trop sublimées , et combienle rappel des idées des anciens, fatigue et impor-tune aujourd’hui ! cependant, comme l’opinion,dans son principal foyer, est en quelque sorte,malgré elle entraînée, à ne considérer que les tempsimmédiats , et à juger de l’abondance de toutes