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Les commissaires generaux cle la conservationdévoient être nommes par le Roi -, c’étoit unprincipe juste et constitutionnel -, mais cette orga-nisation consacroit le vice qui a fait saper depuisles forêts du domaine : l’attribution aux agens dela régie, des recouvremens et des ventes, etconséquemment la direction suprême des forêts,au ministre des finances.
Ce ne fut pas la faute, au surplus, d’undes membres de l’assemblée , auquel on pourraitreprocher, en fait de patriotisme, ce qu’onnomme aujourd’hui de l’ultraïsme, et qui osadonner hardiment, à la tribune de l’assembléemême, cette définition d’un ministre des finances :u un agioteur de fonds publics et l’objet des« caresses intéressées des courtisans ». M. l’abbéMaury , sur ce point, fut même souvent plusénergique ou plus audacieux.
L’assemblée législative fut appelée par un fa-tal décret à succéder à l’Assemblée constituante ,qui, pour paraître grande, sincère et généreuse,eut la foiblesse de s’absorber toute entière. Ellefut la dupe de sa turbe propre, race criarde etenvieuse, qui aurait vu avec dépit et chagrin lescollèges électoraux décerner de nouveaux témoi-gnages d’estime et de confiance aux hommes detalens et de vertus ; tel un maître , dans un pre-rmier mouvement , congédie tous les ouvriers,