représenter que les étangs de la Brenne, y sontde nécessité publique, afin de sauver les propriétésinférieures, et de tirer quelque produit d’un solqui, sans les eaux, seroit stérile et abandonné.
Ce n’est pas l’eau des étangs, disoient-ils, quialtère l’air, ce sont les vases ; et si on desséclioit laBrenne, elle deviendroit pour tout le pays environ-nant un foyer d’épidémie.
Les villes de Poitiers , de Chaielleraut ,, d ’Is-soudun et du Blanc, furent unanimes dans leursmotifs d’inexécution.
Dans toutes les autres parties de la F rance, il yeut les plus vives réclamations.
i°. Pour l’abi'euvage des bestiaux; et on étoitpresque embarrassé pour représenter avec unesorte de respect et de décence, combien l’excep-tion d’un seul arpent, laissée par l’art. V, étoit ab-surde et ridicule , puisque d’une part l’abreuvoirs’évanouissoit aux premières chaleurs de l’été, etque l’étang y restoit en vase dans sa partie inférieurequi étoit la plus riche en terre végétale ; c’étoitdonc condamner en masse tous les troupeaux despays de plaines, à périr de soif.
2°. Le dessèchement des étangs faisoit cessertous les moyens d’irrigations, et réduisoit à la sté-rilité une immense étendue de prairies : il falloitabandonner les exploitations qui n’avoient de four-rages que par ce moyen artificiel.