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Un fonctionnaire public ëcrivoit au ministre 17g?.« qu’un adjudicataire national avoit vendu une« foret de 3 oo arpens à différens particuliers,
« sous la condition d’être défrichée ».
A la lin de cette année même, un agronomeëcrivoit ainsi à la commission d’agriculture :
« On défriche le sommet des montagnes, on« arrache les arbres ; et ces arbres et ces mon-te tagnes nous préservoient des frimas, en ce qu’ils« servoient d’abris aux vallons, où prospéraient« les vignobles et les oliviers.... Les pluies en-te traînent la terre , il n’y reste qu’un tuf stérilet< et alors plus de dépaissance pour les bestiaux ,
« plus d’abris et plus de récoltes.
« On a vu périr en Languedoc les oliviers, sur« des collines où ils avoient constamment pros-« péré ; et déjà, dans les pays de plaine, il y a« moins de bestiaux et de grains »,
GERS.
Deux sociétés populaires du Gers ëcrivoientimmédiatement à la Convention :
« Les débordemens sont désastreux.... Les eaux« descendent des collines nues -, la Save , cettet< année, a débordé douze fois, et rouillé les prai-« ries ; ce qui cause de meurtrières épizooties ».