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fct la destruction des forêts, fait vivement ressentir i8o2.les conséquences funestes qui doivent en résulter,par un recueil de faits frappans et par ieur rappro-fchement avec les principes de la plus saine phy-sique et de l’agriculture la plus éclairée.
« Que n’avez-Ÿous pu ajouter à. voLre mémoire,
« Qu’en 17g5 et î 794, presque tous les groschênes blancs du Var, des Basses Alpes et des Alpes-Maritimes, y ont été abattus. ( Loi du i3 pluviôsean 5 ) ;
« Que le glàndàge y est détruit et l’espérancede la marine anéantie..... ; et, ce que vous aiurezpeine à croire, c’est qu’en l’an 6 ( 1798 ), il y avoitencore sur le terrain plus de 3o mille pieds cubesde bois façonnés pour la marine..
« Les deux tiers ont été pillés, ou sont restésdans les champs * et. ces bois sont réputés les meil-leurs pour les constructions navales.
« Je ii’ai pas cessé, comme préfet, de peindretous les mois au ministre de Tintérieur , et plusieursfois .à celui de la marine, les maux qui doiventêtre les funestes résultats de la destruction desforêts et du défrichement des terrains qui sont enpente.
« Je leur ai prédit que la petite ville d’Aups,dans le Var, seroit entraînée par un torrent quine peut manquer de s’accroître par 1 a coupe d’une
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