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les besoins de première nécessité ; j’àvois mémo luccttc lettre à quelques doctes amis qui en avoientapprouve' les principes elles convenances.
Je la portai à son président qui fut autrefois moncollègue et aujourd’hui homme d’état ; je lui fispart des motifs de ma lettre; il fut prompt à medire , que l’Académie ne devoit pas se mêler desaflaires du gouvernement; ce seroit , ajouta-t-il,une proposition insensée .— Mais, lui dis-je, lapremière Académie des sciences n’a pas craint, nidédaigné, d’envoyer, le 12 juin 1790, une nom-breuse députation à la barre de l’Assemblée cons-tituante pour la féliciter sur tous ses travaux; cefait ne plut point, il fallut rompre le dialogue etl’insistance ; ce refus a encore déterminé l’ouvrageque je publie ; et je m’en féliciterois, si, à son tour,l’Académie, frappée de tous les faits que j’ai re-cueillis, jugeoit digne d’elle et de son institution,d’unir sa voix et ses avis délibérés, à ceux des Col-bert, des Réaumur, des Buffon,des Rûziers etdes illustres auteurs du Dictionnaire des sciences,pour éclairer sur l’avenir, et pour prévenir des mal-heurs que tous les savans du monde, ni le pouvoir,après certaines périodes, ne pourront plus ré *parer.