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celles de la Provence et du Languedoc; toutescience critique seroit en defaut pour en démon-trer la nullité, ou les effets contraires, car c’est lanature qui en a fait le précepte et la loi.
§.v.
De la chaleur des végétaux .
J’aborde avec crainte et défiance une autregrande question de physique, celle d’une chaleurpropre aux grands végétaux; je n’entreprendraipoint de la démontrer dans ses causes, car jepenseque plusieurs y concourent; je veux seulement,pour l’intérêt du sujet principal que je traite, n’enpas négliger les considérations.
On ne peut refuser, il me semble, une chaleurquelconque à tout être qui est organisé pour vivreaux rayons du soleil. Et n’est-ce point pour enfaire jouir tous les végétaux, que la terre en ab-sorbe et emmagasine une grande quantité pen-dant l’été, et dans le but de suffire à la durée del’hiver? il est certain d’ailleurs, que les proportionsen sont infiniment plus considérables dans les payscultivés que dans les landes ou les plaines incultes.
Le thermomètre n’est-il pas différent, dans uneeau, où il y a une plante, que dans celle où il n’y