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vraie consternation -, car on voit partout le Françaisoccupe à changer et à détruire la terre qui lenourrit, à précipiter, en sa faveur et pour son âgepropre, toutes les jouissances que le temps tardetrop à produire j il semble qu’une autre meilleurevie , doit incessamment résulter pour lui, d’unenouvelle catastrophe de la terre , et qu’il veut lahâter, en faisant combler les embouchures desfleuves dans les mers, et tous les bassins des bordsmaritimes.
Aucun peuple connu dans monde , en effet, neconsomme plus de pain, ne tourmente et n’épuiseplus la terre pour vivre, que le Français.
Chaque année pour tous ses grains, froment,seigle,orge, avoine, mil et sarasin,il en ouvre trois à qua-tre fois le sein avec le fer delà charrue et de la herse.
Pour la culture de la vigne, située en plusgrande partie sur les coteaux, pour la pomme deterre et pour le maïs, il en ouvre , remue et attireautant de fois la surface dans les pentes des vallées.
II l’ouvre et la remue sans cesse , pour les chan-vres , les lins, la garance, le pastel, le safran, etpour foutes les plantes potagères, dont les variétés,comme les quantités, sont immenses.
III 'ouvre encore pour ses constructions, pourles mines et les engrais fossiles ; et c’est précisé-ment dans la belle saison , où la terre a éprouvéles réverbérations du soleil, et les atteintes ou les