( 260 )
fortement prohibitive des défrichemens ■ un pro-prietaire ou un simple villageois menu , auquel iln’y a rien àappreudre, quand il s’agit de sou in-térêt, commencera par abandonner son bois taillisaux bestiaux , et ce pâturage sera déjà un produitjournalier de compensation ; qui peut en empê-cher, quand ils appartiennent au maître?
Lorsque ce bois aura été' long-temps en friche, lepropriétaire se pourvoira par requête,, pour enmettre le sol en culture de céréales, on refuserad’autoriser, parce que son bois excède vingt-cinqou cinquante arpens, ou parce qu’il touche à un af-fluent de fleuve. Quelque temps après, ce mêmepropriétaire fera faire des tracés ou des roules aumilieu de son bois ; on ne peut encore l’en enipc-cher. Il présentera une requête nouvelle pour unedes parties séparées , et il produira tous les certifi-cats exigés pour la non valeur , pour l'excellenceen produits de céréales, pourl étendue permise, et,comme malheureusement, depuis la révolution,les administrateurs changent, comme les officiers degarnison, les derniers en place, autoriseront infail-liblement le défrichement, ou, il faudroit comman-der un transport du magistrat sur les lieux, et quece magistrat s’y connut.
Si la loi est sévère pour les plus petites parties ,chaque année le propriétaire qui veut défricher,enamoindrit la circonférence, en cultivanlla lisière