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Dans le rang que la France occupe par son com-merce et par son industrie, par ses liaisons et sesrapports avec les autres états de l’Europe et mêmede l’Amérique, une dette publique ne me paroîtpoint un malheur, ni même un obstacle à la pros-périté • c’est une invention de la grande Bretagnequ’elle a inoculée dans l’Europe, et presque érigéeen principe nécessaire, au moins pour les grandsétats commercans.
Les tempsnesontplusoù toute la sagesse politiqueseréduisoit à unsystèmed’imnmtabilité générale etoù, on redoutait les innovations; la révolution a faitouvrir sur nous une nouvelle boîte de Pandore, et iln’y a pas de puissance capable d’y faire rentrer ce quien est sorti; laFrance, moins qu’aucun autre état, 11epeut rester, ni oisive ni étrangère au commerce età l’agio de l’Europe ; les valeurs fictives d’une partsont devenues un élément essentiel du commerceet du crédit; on ne peut plus s’en passer; et lesécus métalliques d’autre part, font cent mille foisplus d’offices actuellement, en un mois, qu’ils n’enfaisoient en une année en i 5 oo.
Les billets de banques bien organisées et garanties,et les rescriptions d’état sanctionnées par le créditpublic, ajoutent au prix et à 1 influence du numérai-re; ils sonten un motlesailes du commerce, sousles-quelîes, se dirige le gouvernail du vaisseau de l’état.
Dans l’ordre politique actuel de l’Europe, et