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Dans des cantonnemens voisins de Paris, oncoupe , en ce moment à dix ans, des taillis qui nese coupoient qu’à quinze et à vingt ans, et toutesles vieilles écorces en disparoissent ; tant on estpressé de jouir !
Les affiches publiques sont remplies de ces boiset de leurs futaies à vendre, et c’est la nécessité quien fait la loi.
Je me bornerai à citer un fait, dont tout Lec-teur, peut-être, pourra connoître des exemples.
Une famille respectable, avoit été frappée parle carreau révolutionnaire. Le chef, rendu à sapatrie et à ses pénates, ne trouva plus qu’un parc;il n’avoit pas d’autre fortune : il l’a fait défricher,mettre en culture, et il y a élevé, avec un succèsremarquable , un troupeau de mérinos. Mais les
arbres magnifiques ont disparu. ce que ce
Français, si respectable d’ailleurs, a fait, d’autres,ou des acquéreurs le feront ; il serait donc d’unesage administration de réunir au domaine unepartie de ces bois mis en vente.
Maispeut-on me dire, comment pouvez-vous con-seiller d’acheter, quand on est forcé de vendre ?
Ma réponse sera courte et péremptoire; d’abordje dirai, que la vente des bois du domaine n’estpoint forcée ; c’est un expédient de circonstances :et par la loi même qui permet d’y recourir, iln’est que conditionnel. Mais j’ajouterai, que les boisdu domaine, dans l’état actuel des choses, opèrent