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tueuse indépendance et un noble courage pourleurs administrés, et on leur a fait des réprimandesqui portoient le cachet du despotisme , ou de laservilité ; ona enfin redouté leur popularité, commesi de vrais préfets, devroieut être les ennemis deleurs administrés.
Le Conseil d’état et les Ministres généralementobséquieux, se conformoient au surplus à l’espritdu maître, qui, dans ses joies, appeloit les préfets,« des Empereurs au petit pied. « 11 étoit donc im-possible dans une telle tendance à tout faire, etordonnera Paris, et dans une telle défiance, quetout se fit dans les départemens, selon les justesou vrais intérêts publics.
C’estaussipar ces motifs, et pour obvicràdetelsabus, que je me suis permis d’offrir quelques ré-flexions sur un meilleur système d’organisationministérielle; nous devons l’espérer et même l’at-tendre , sous le règne légitime , car il est de fait,qu’avant la révolution, les attributions adminis-tratives étoient généralement en raison même desintérêts.
L’administration du Languedoc sur ce point,étoit un modèle de sagesse, et elle est elle-même undes plus puissans motifs qui me porte à penser età dire, qu’il est indispensable, ou en d’autres ter-mes, absolument nécessaire, d’attribuer spéciale-