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En ce qui concerne les forêts, nous avons étélieurcux sans doute, d’avoir eu pendant une lon-gue période un ministre, dont le caractère n’étoitpas entreprenant, et sans mériter ici, le plus légersoupçon de flatterie, je dois dire que le ministreactuel des finances ressent tout le prix des influen-ces des forêts, sur la prospérité publique; peutrouve la preuve dans la réponse que lui seul adaigné faire à mon mémoire imprimé, que j’eusl’honneur de lui adresser, à la première annoncede l’aliénation d’une partie des forets; mais quandil s’agit de la prospérité nationale et de sa durée,on doit, dans toute la force du mot, ne s’attacherqu’aux principes, et ne les subordonner jamaisaux personnes. Un ministre des finances, en unmot, eut-il toutes les qualités et les talens réunisd’un Turgot et d’un Malesherbes, qui furent l'un etl’autre si purs, et qui sont et seront toujours chersà la France , on ne doit pas lui attribuer les eauxet forêts, ni l’impôt foncier.
Quant à l’impôt, qu’il me soit permis de rap-peler qu’en 1790, on avoit créé un ministère descontributions publiques; celte idée fut sans doute,une conséquence du principe que j’ai taché d’éta-blir ; quoi qu’il en soit, un tel ministre, devenoitpar ses fonctions même, un juste et légal inter-médiaire , entre la législature qu’il éciairoit sur lesort des contribuables, et entre un ministre des