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ordres aux conducteurs, qui, sans titre, pour agir,et sans autre moyen que la dénonciation, ont laisséfaire les riverains.
Dans ce triste état de choses, aussi, les routessont sans arbres, et le gouvernement sans pépi-nières -, les parties qui ont résisté aux spéculationsou aux brigandages, sont livrées pour l’élagage àla serpe des riverains ; on a meme cherché , ré-cemment , à leur appliquer encore la philantropiedes municipalités : mais avec une telle aberration,rien ne se lait, ni ne peut se faire pour l’in-térêt de l’avenir. Il est donc urgent, d’établir in-cessamment une législation spéciale pour cettepartie, qui ne peut encore être soumise pour l’exé-cution , ni au système de centralisation , ni auxsoins des hommes des ponts-et-chaussées, car ilsne sont pas tous agronomes, et il y a trop de pré-cautions à prendre, pour varier les plantations,en raison des climats, des sites et des terrains.
Les agens forestiers de chaque cantonnement,doivent en être exclusivement chargés ■ au surplus,l’arrêt de 1720, a fait prospérer les arbres desgrandes routes, il faut donc en suivre les princi-paux erremens , et pour décider le conseil, il luisuffira de supputer, par l’étendue des lignes dou-bles , tracées sur le territoire, quel nombre im-mense d’arbres, il annonceroit à la générationqui nous suit ; ce seroit en un mot, créer presque