(35g)
neiges , qui autrefois se fondoient avec len-teur.
Les journaux viennent de retentir des desastrescausés par un vaste ouragan, dans le départementdu Lot, le vingt-deux septembre dernier ; les ré-cits en font frémir pour les suites. Il y aura tou-jours des ouragans sans doute, mais si les monts etles sommets des collines eussent été couverts debois , et si un ordre public rural, présidoit à laconservation des pays montueux; ce malheureuxdépartement n’eût éprouvé qu’un fléau passager ■il eût conservé sa terre culte, sur les monts, etdans les vallées aujourd’hui encombrées de sable,et de pierresjl’Etat en eût conservé ses revenus an-nuels, au lieu d’accorder nécessairement des fondsconsidérables aux malheureux cultivateurs.
Je ne crains pas d’invoquer ici les témoignagesde tous les propriétaires et directeurs des canauxnavigables, pour attester l’excessive diminutiondes eaux, seulement depuis un demi-siècle. Surbeaucoup de rivières de premier ordre, opne peutplus établir qu’une navigation alternative, et lesintervalles qui avoient lieu tous les deux jours,s’éloignent presqu’indéfiniment dans les étés. Ilfaut maintenant recourir à des réserves dans lesparties hautes, et faire vuider à des heures déter-minées , tous les biefs et réservoirs, et interrompreainsi les usines, les irrigations, et mettre encore à