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Tome premier.
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DE LA NATURE VÉGÉTALE. II

luges; mais ces pays si long-temps noyéspour nous, ne peuvent recevoir que laplus foible partie de ces masses journel-lement transportées dans les airs, etchassées par celles qui sans cesse leursuccèdent : elles avoient dans l’œuvre duTout-puissant une destination fixe, bien-faisante, dont l’homme a successivementdénaturé l’emploi.

Une partie de ces eaux, attribuée au-trefois à la terre pour la féconder, nepouvant plus s’abattre en l’absence deces millions de siphons qui en régloientle cours, suit aujourd’hui la route decelles qui étoient éternellement desti-nées aux pôles et aux glaciers des hautesmontagnes, pour alimenter les réservoirsdes mers et des fleuves.

Si l’on considère que notre pôle, estdéjà chargé d’une coupole de glaces dequatre à cinq mille lieues de circonfé-rence , qu’un océan immense de neiges