DE LA NATURE VÉGÉTALE. 27
tagnes, moins élevées au-dessus de cellesd’Europe que Stralenberg l’assure. Lesparties boréales, par où son voyage aconduit l’observateur françois, sont ef-fectivement des plaines basses, couver-tes de forêts, et très souvent maréca-geuses. Mais il convient lui-même que leplan de la Sibérie s’élève vers le midi,c’est-à-dire vers les Alpes sibériennes ,qui forment sa frontière; et puisque cettechaîne s’élargit et s’élève de plus en plusvers l’orient, l’élévation des plaines de laSibérie y devient de même plus considé-rable, et leur pente plus rapide; ce quijustifie l’assertion de Stralenberg.
Cette situation de la Sibérie en planincliné vers la mer glaciale; son expo-sition aux vents de nord et de nord-estpendant que ceux du midi sont inter-ceptés par la grande chaîne couvertepour la plupart de neiges continuelles ,et ceux de l’ouest par la chaîne ourali-