DE LA NATURE VÉGÉTALE. 29
Une partie de notre Europe doit peut-être la douceur de son climat aux Alpesde la Scandinavie et de l’Ecosse, quidétournent les vents du nord, et à ceque les glaces du nord ont un débou-ché libre entre l’Europe et l’Amérique,pour être entraînées parles courants versles tropiques ; de sorte que les vents denord y sont moins refroidis et moins sou-tenus en été.
Ce sont au contraire ces glaces ren-fermées par le eap Nord et le Spitzberg,
qui influent déjà sur le climat de la Russieboréale. Les déserts d'Astrakan sem-blent, par opposition, devoir l’intensitéde leur été, qui y favorise jusqu’aux plan-tes propres à la Perse et à la Syrie, àleur exposition aux vents sud et de sud-est, et aux terres élevées qui les couvrentau nord. Ce n’est au-si précisément queles vents de nord-est et de sud-ouest,réfléchis par les montagnes d’Oural et le