DE LA NATURE VÉGÉTALE. 4?
de Langres; la Moselle, au Mont-de-Fau-cille; le Rhin et le Rhône aux glaciersdu Mont-Saint-Gothard.
Si les mers et les montagnes sont lesgrands édifices de prévoyance de la na-ture 5 si les arbres qui trouvent une partiede leurs aliments dans l’atmosphère ,pompent au moyen de leurs branches etde leurs feuilles, comme autant de lan-gues et de poumons, les sucsmélés avecl’air et l’eau qu’ils aspirent à de grandesdistances, les forets attirent en masse les
vapeurs au sommet des montagnes, pourentretenir les sources qui en découlent :ce sont les châteaux d’eau des fleuves se-condaires, comme les glaciers le sont desfleuves du premier rang.
Les montagnes dont les hauteurs, lespositions et les directions sont invaria-bles , attirent bien dans leur nudité unepartie des eaux de l’atmosphère, pouralimenter quelques fleuves par intermit-