DE LA NATURE VÉGÉTALE. 49
d’une manière plus générale ; ils se dis-tilloienten pluies sur la terre, et ne sedéversaient point, comme aujourd’hui,en lavange, qui entraînent par torrentsdans les fonds des vallées, et jusqu’à l’em-bouchure même des fleuves, le peu deterres qui leur restent, ainsi que cellesque les vents sont périodiquement char-gés de leur apporter, pour nourrir lesvégétaux qui devroient les orner ; danscet état primitif de nos forêts, les eaux depluies moins rapides, trouvoient dans lesarbres, les buissons, les bruyères, lesmousses, les herbes et les couches épais-ses de feuilles, des obstacles continuelsà leur libre écoulement; elles s’enfouis-soient partie en terre pour augmenterles principes fécondateurs, partie dansles cavités que la nature avoit préparéesaux fontaines, chargées d’alimenter len-tement les ruisseaux et les fleuves; et lapartie surabondante s'écoutait, chargée
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I.