DE LA NATURE VÉGÉTALE, 53
dans les saisons de pluies, ou par les tor-rents d’eaux que les orages précipitentsur la terre, etdont nos montagnes, dansleur nudité, ne peuvent plus modérerl’écoulement; mais les inondations lesplus désastreuses, sont celles qui procè-dent de la fonte trop subite des neiges.
Lorsque nos montagnes et nos collinesétoient encore boisées, elles se cliar-geoient d’une plus grande quantité deneiges et de glaces, destinées à prévenir,pendant les saisons chaudes et. sèches, letarissement des sources, et l’intermit-tence aujourd’hui trop ordinaire de beau-coup de nos rivières, et après ta révolu-tion hivernale, la fonte des neiges, desforets moins soumises à l’action du so-leil , ou des vents chauds, que cellesdes campagnes découvertes étoit moinssimultanée, plus successive, et les inon-dations qui nous menacent à chacune deces époques, étoient moins subites, par