DE LA NATURE VÉGÉTALE. 'j'S
les eaux du ciel manquent-elles souventà ces immenses et dangereuses rizières,établies sur l’ancien et vaste domaine,des bois les plus magnifiques qui aientorné la terre, et qui, parés de tout le luxede la nature, offroient dans leurs fraisabris, dans leurs parfums délectables etleurs fruits si variés, la vie, la santé et lebonheur aux paisibles habitants de cetteillustre partie du globe.
INinive et Babvlone, dontles noms re-tentissentsi pompeusement dans les pre-mières annales du genre humain, quiont été les foyers des premières tempêtespolitiques du monde, n’ont plus d’au-tres témoins de leur existence passée etde leurs magnifiques ruines, que les dé-serts s ilencieux, l’Euphrate et le Tigre,qui rafraîchissoient de leurs belles eauxces immenses et célèbres cités, énervésaujourd’hui, ne portent plus qu’avecune triste langueur, le tribut affoibli