DE LA NATURE VÉGÉTALE. Si
beaux; ils les élaborent comme la chèvreélabore la ciguë, et les expirent ensuiteen air pur et salubre (i). Les contrées etles pays chauds sur-tout, qui se trouventprivés de ces puissants préservatifs de lasanté de l’homme, offrent sans cesse l’af-fligeant spectacle de populations entièresmoissonnées par ces causes funestes.
Les côtes de Barbarie, l’Égypte, l’an-cienne Syrie, la Grèce et Constantino-ple, sont annuellement ravagées par lapeste, dont les victimes se comptent parcent mille, que cependant quelques plan-tations heureuses auroient conservées àla vie.
Les Persans modernes, long-tempsimmolés par les maladies pestilentiellesqui émanoient de leurs rizières maréca-
(i) C’est au chapitre des marais que je traiteraispécialement des arbres à qui la nature a attribuéle ministère de purifier l’air.