DE LA NATUBE VÉGÉTALE. 83
tant de beauté, de si grands attraits;elle se montra dans une pompe si magni-fique , que les hommes blancs d’en-deçàde la grande eau, qui avoient perdul’idée de la puissance céleste et déjà bontéinfinie de la Providence, se prosternè-rent ravis d’un spectacle aussi inattendu.
Appuyée aux deux pôles du globe,soutenue par deux vastes océans, ca-chant dans les nues son front colossal,laissant échapper de son sein immense,les plus grands fleuves du monde, paréeenfin de son manteau végétal, le plusriche, le plus magnifique qui se soit ja-mais montré aux regards de l’homme ;elle apparut, à la honte des anciens con-tinents, comme une image vivante de lagrandeur et de la munificence du créa-teur de l’univers. Là se voyoient encoreles pinceaux célestes, qui avoient des-siné et coloré le majestueux tableau de
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