DE LA NATURE VÉGÉTALE. 87
laquelle l’homme puisse aspirer pour s’af-franchir des grands orages de la vie.
Ces aveugles Européens, pressés des’enrichir, ne voyant que des eaux rem-plies de poissons, des prairies riches etplantureuses, des forêts magnifiques, ca-pables de nourrir des nations entièresdans une éternelle abondance, trouvè-rent la nature trop avare. Il leur falloitd’autres domaines; un commerce lucra-tif avec l’Europe, et ils attaquèrent dansleur impiété ces monuments féculaires ?chargés de proléger et de conserver dansle bonheur les millions d’êtres qui respi-roient sous leur heureuse influence.
La cognée et le feu furent employéspour faire tomber et réduire en cendresdes masses entières de forêts: ce que lanature avoit produit avec les temps, lutanéanti dans un moment par l’hommedestructeur. L’emplacement de Phila-