DE LA NATURE VÉGÉTALE. IO9
Presque toutes les parties terrestres optiondu globe ont été visitées parles hommes;par-tout on n’a vu que trois chosesdistinctes : des eaux poissonneuses; deriantes prairies chargées de fleurs quiparfumoient l’air; des forêts variées, avecles plantes, les oiseaux et les animauxqui appartenoient aux climats : par-toutla moisson étoit préparée, l’homme n’a-voit qu’à se montrer pour en jouir; maisnulle part on n’a trouvé de champ decéréales. La nature avoit une autre agro-nomie que la nôtre; elle nous délectoit,dans ses quatre saisons de tous les fruits,de toutes les productions des eaux et dela terre, sans exiger de l’homme d’autrepeine que celle de cueillir, de ménageret de conserver : dans ses plans conser^valeurs, il ne devoit se trouver ni char-rue, ni moulin, ni four. La déesse Gé-rés des Grecs, beaucoup trop prônéechez les peuples policés, et que la science